Logiterre 2026 : à Casablanca, le Cameroun présente ses projets ferroviaires et le GTTC est salué pour sa diplomatie des transports

Experts, décideurs et opérateurs venus de plus de 40 pays africains se sont retrouvés à Casablanca pour la troisième édition du forum international Logiterre. Le ministre camerounais des Transports y a présenté les grands chantiers ferroviaires du pays, et le président du GTTC, Ibrahima Yaya, a été félicité par son homologue nigérian de la NARTO.

D’après le journal GTTC Infos de Mando Kouambo Armel, édition spéciale Logiterre 2026, diffusé sur [nom de la radio] le [date de diffusion].

Casablanca, épicentre de la mobilité continentale

La troisième édition du forum international Logiterre s’est ouverte à Casablanca sous le haut patronage de l’Union africaine des organisations de transport et de logistique (UAOTL). Elle a réuni des experts, des décideurs politiques et des acteurs économiques venus de plus de 40 pays.

Le mot d’ordre : connecter le continent, désenclaver les économies et faire de la logistique le moteur de l’intégration africaine. Trois objectifs ont guidé les travaux : bâtir des infrastructures durables, harmoniser les procédures et donner de l’élan à la Zone de libre-échange continentale africaine.

Le Cameroun, pays de transit de l’Afrique centrale

Lors de la cérémonie officielle d’ouverture, le ministre camerounais des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, a rappelé les atouts du Cameroun. Avec sa façade maritime, le pays est le point de passage obligé de plusieurs États enclavés de la sous-région. Il se présente ainsi comme un pivot logistique naturel en Afrique centrale.

Pour consolider ce rôle, Yaoundé accélère deux grands projets ferroviaires, présentés par le ministre :

  • la ligne Ngaoundéré–N’Djamena, un tronçon de près de 900 km qui reliera le réseau camerounais au Tchad ;
  • le tronçon Édéa–Kribi–Campo, long de 185 km, qui raccordera le réseau intérieur au port en eau profonde de Kribi et donnera aux pays voisins un accès direct à la mer.

Devant l’assemblée, le ministre a réaffirmé la volonté du Cameroun de nouer des partenariats solides, durables et solidaires pour accélérer l’intégration régionale.

Le GTTC salué par la NARTO

Autre temps fort à Casablanca : l’hommage rendu à la diplomatie des transports menée par le Groupement des transporteurs terrestres du Cameroun (GTTC). Son président national, Ibrahima Yaya, également vice-président de l’UAOTL pour l’Afrique centrale, a reçu les félicitations de Yusuf Lawal, président national de la NARTO, l’organisation des transporteurs routiers du Nigeria.

Yusuf Lawal a salué la vision et le dynamisme du président du GTTC dans le rapprochement entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale. Il a relevé la coopération grandissante entre les douanes camerounaise et nigériane pour lever les obstacles aux échanges transfrontaliers. Son vœu : que Logiterre 2026 permette d’aboutir à une circulation totalement fluide, au bénéfice des commerçants et des transporteurs.

Des journées de travail concrètes

Au-delà des discours officiels, cette troisième édition a été très concrète. La première journée a enchaîné conférences thématiques, ateliers de réseautage et rencontres d’affaires B2B, très fréquentées.

La deuxième journée était consacrée aux grandes interventions. Parmi elles, l’exposé très remarqué d’Ibrahima Yaya sur les enjeux, les défis et les opportunités du transport en Afrique centrale. Nous y reviendrons en détail dans un prochain article.