Le marché camerounais intéresse le Nigeria, et les transporteurs des deux pays entendent en profiter. Du 17 août au 12 septembre derniers, le Groupement des transporteurs terrestres du Cameroun (GTTC) a mené trois semaines de concertations à Abuja et à Lagos avec les officiels nigérians. Objectif : harmoniser et dématérialiser les procédures pour favoriser la libre circulation des personnes et des biens entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.
Des procédures à harmoniser
Pour Yaya Ibrahima, président du GTTC, les discussions ont porté sur plusieurs chantiers concrets : les questions routières, les normes et la qualité dans le commerce et le transport transfrontaliers, mais aussi le choix des corridors appelés à relier les deux pays, notamment via Kousséri.
Ces échanges se sont tenus au ministère fédéral des Transports du Nigeria, à l’initiative de la NARTO (National Association of Road Transport Owners), homologue nigériane du GTTC. Ils se sont poursuivis au siège de la CEDEAO, autour du commissaire chargé des Infrastructures et de l’Énergie.
Sur le terrain, les grands corridors ouest-africains
La délégation ne s’est pas contentée des salles de réunion. Selon El Hadj Salami, conseiller spécial du président de l’Union africaine du transport et de la logistique, elle a pu visiter les corridors Lagos–Abidjan et Lagos–Calabar, deux axes majeurs pour les échanges en Afrique de l’Ouest.
Ces trois semaines d’immersion ont également permis au GTTC de rencontrer les responsables de la chambre de commerce et de plusieurs organisations du secteur, avant de découvrir quelques fleurons de l’industrie nigériane ainsi que le port de Lagos.
Yola–Garoua–Maroua, la porte vers les marchés continentaux
Côté Cameroun, l’axe Yola–Garoua–Maroua a été identifié comme un corridor prioritaire entre les deux pays. Pour El Hadj Salami, son ouverture doit permettre d’accéder à de véritables marchés continentaux.
Des ponts plutôt que des barrières
À l’heure où les barrières douanières freinent encore le commerce intra-africain, la NARTO et son pendant camerounais, le GTTC, bâtissent des ponts entre les deux sous-régions. Avec, en ligne de mire, l’aboutissement de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Source : reportage d’Eric Nguele.





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