Les transporteurs camerounais et nigérians unissent désormais leurs efforts. À Abuja, une délégation du Groupement des transporteurs terrestres du Cameroun (GTTC) a échangé avec la NARTO (National Association of Road Transport Owners) sur les moyens de renforcer le transport transfrontalier et les échanges commerciaux. Une coopération appelée à franchir un nouveau cap lors de la deuxième rencontre GTTC–NARTO, prévue en décembre prochain à Garoua, dans la région du Nord.
Fluidité, facilitation, digitalisation
Au cœur des discussions : la fluidité du transport transfrontalier, la facilitation du commerce, la digitalisation des procédures et l’amélioration des corridors reliant le Cameroun, le Nigeria et le Tchad.
Pour Yaya Ibrahima, président du GTTC, l’un des enjeux majeurs reste l’harmonisation des textes régissant la protection du patrimoine routier, notamment en matière de normes et de qualité dans le commerce et le transport transfrontaliers.
Des corridors prioritaires identifiés
Ces priorités passent par plusieurs axes stratégiques : Maiduguri–Kousséri, Banki, Yola–Garoua–Maroua, ainsi que les corridors reliant l’est du Tchad au reste de la sous-région.
Côté nigérian, la facilitation du transport transfrontalier est également à l’ordre du jour. Une responsable nigériane a évoqué l’étude de mesures destinées à améliorer l’efficacité, la fiabilité et le fonctionnement opérationnel du corridor de Kousséri.
Des frontières plus fluides grâce au numérique
Les deux organisations entendent promouvoir la dématérialisation des documents de transport, le suivi des cargaisons et une meilleure coordination aux frontières. Autant de leviers pour réduire les temps d’attente et les coûts qui pèsent aujourd’hui sur les transporteurs.
Marchés régionaux et continentaux
Pour El Hadj Salami, conseiller spécial du président de l’Union africaine du transport et de la logistique, la coopération entre le Nigeria et le Cameroun ouvre la voie à deux types de marchés : des marchés continentaux, qui relient deux régions, et des marchés régionaux, qui rapprochent deux pays d’une même région.
Prochaine étape : Garoua
Cette dynamique se veut durable. La deuxième rencontre GTTC–NARTO est annoncée à Garoua. Du corridor à la frontière, les organisations de transporteurs veulent désormais faire du transport un véritable levier d’intégration et de croissance entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.
Source : « Le Grand Plateau », Balafon Live — reportage d’Amadou Bello.





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