Du 20 au 22 octobre 2026, Ouagadougou a été la capitale africaine de la logistique. Plus de 150 experts venus de 15 pays s’y sont réunis pour Translog Africa 2026, autour de la résilience et de la souveraineté logistique du continent. Le Cameroun y a tenu une place de premier plan, avec le Conseil national des chargeurs du Cameroun et le Port autonome de Douala. Au même moment, Douala accueillait un atelier sur l’élimination des barrières non tarifaires en Afrique centrale.
Translog Africa 2026 : l’expertise camerounaise à l’honneur
Translog Africa 2026 s’est tenu à Ouagadougou aux mêmes dates que le salon Logiterre. L’événement a réuni plus de 150 experts de 15 pays autour d’un enjeu majeur : rendre les chaînes logistiques africaines plus résilientes et plus souveraines.
Le Conseil national des chargeurs du Cameroun (CNCC), partenaire stratégique du GTTC, y était représenté par M. Fernand Douglas Nolga. Il a présenté l’expérience pionnière du Cameroun dans la simplification des procédures du commerce extérieur. Le CNCC a aussi réaffirmé son engagement pour des chaînes logistiques plus modernes et plus compétitives.
Le Port autonome de Douala (PAD) a fait une intervention très remarquée, par la voix de son directeur général, M. Cyrus Ngo’o. Le PAD a rappelé son rôle de hub stratégique pour la région. Il a insisté sur la souveraineté logistique et, surtout, sur le renforcement du corridor Douala-Ouagadougou.









Corridor Douala-Ouagadougou : les transporteurs burkinabè rencontrent le Port de Douala
Cette vision porte déjà ses fruits sur le terrain. En marge des travaux de Translog Africa, les transporteurs burkinabè se sont entretenus directement avec le directeur général du Port autonome de Douala.
Ces échanges s’appuient sur l’alliance solide nouée entre le Groupement des transporteurs terrestres du Cameroun (GTTC) et l’Organisation des transporteurs du Faso (OTRAF). Le Port de Douala s’est engagé à offrir les meilleures conditions d’accueil et de transit aux marchandises burkinabè.
M. Issoufou Maïga, 1er vice-président de l’OTRAF et 4e vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, s’est voulu rassurant. Il a confirmé la volonté des opérateurs du Faso de privilégier le port de Douala. Il a aussi insisté sur leur engagement ferme à travailler main dans la main avec le GTTC.
C’est un partenariat gagnant-gagnant, sur lequel nous reviendrons en détail, images et reportages à l’appui, dans nos prochaines publications.

Atelier PAIRIAC à Douala : vers la fin des barrières non tarifaires en Afrique centrale
Du 20 au 23 octobre 2026, Douala a accueilli un atelier de renforcement des capacités des PME-PMI. Il était organisé par l’Union européenne, à travers le programme PAIRIAC, dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Le GTTC y était représenté à haut niveau par l’intermédiaire de la FETRANS-CEEAC. À ses côtés figuraient la CEEAC, la CEMAC, le ministère du Commerce, le CNCC et des représentants du secteur privé.
Deux sujets étaient au cœur des débats :
- la mise en œuvre du mécanisme régional de suivi et d’élimination des barrières non tarifaires (BNT) ;
- la création d’un cadre juridique pour déployer des postes de contrôle juxtaposés (PCJ) ou des postes de contrôle uniques frontaliers (PCUF) en Afrique centrale.




La présentation des comités nationaux de suivi et des points focaux a suscité un réel enthousiasme. Les participants ont toutefois exprimé des inquiétudes sur le financement de ces structures.
Les échanges ont aussi souligné l’urgence d’harmoniser les procédures douanières, les horaires et le partage de données entre États. Le corridor Cameroun-Tchad a été cité en exemple.
L’atelier s’est achevé sur une grande satisfaction générale. À noter, la présence remarquée du président du GTTC, M. Ibrahima Yaya, par ailleurs président fédéral de la FETRANS-CEEAC. Arrivé du Maroc à 3 heures du matin, il a tenu à prendre part aux travaux dès son arrivée.





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